Présentation

Mission

“…Reconnaissant que la culture est une composante essentielle du développement humain, qu’elle constitue une source d’identité, d’innovation et de créativité pour les personnes et pour la communauté, et qu’elle est un facteur important dans la lutte contre la pauvreté en promouvant la croissance économique et l’implication dans les processus de développement,…“

(Résolution du 20 Décembre 2010 aprouvée à l’unanimité à l’Assemblée Générale de l’ONU)

Le « Centro Andino para la Educación y la Cultura » (CApEC), situé à Tilcara, Quebrada de Humahuaca, Province argentine de Jujuy, qui est la province la plus septentrionale du pays, limite avec la Bolivie au Nord et le Chili à l’Ouest, est une organisation sans but lucratif de droit argentin, qui porte son attention aux problématiques et aux besoins socioculturels de la région andine de forte identité ethnique, travaillant dans une ample frange qui comprend surtout la région de « Quebrada y Puna » de la Province de Jujuy, mais aussi la ville d’Antofagasta au Chili, et la ville de Cochabamba en Bolivie.
Le CApEC entend le développement culturel en tant que producteur de sens et facteur de cohésion sociale, qui permet de renforcer l’identité des communautés, et par cela-même, la capacité des personnes à promouvoir et à défendre leur intégrité et leur qualité de vie. Dans cette perspective, une équipe pluridisciplinaire travaille depuis la promotion socioculturelle, l’apprentissage et la pratique groupale des langages artistiques, spécialement musicaux, dans des programmes d’actions destinés à des enfants, des jeunes et des éducateurs.
Ces activités ont commencé en 1986 avec des ateliers de musique. Le CApEC a obtenu en 2016 du Gouvernement de la Province de Jujuy le statut de “Fundación Centro Andino para la Educación y la Cultura”
Le (CApEC) s’est vu attribuer en 2009 le “Prix International CIM aux Droits Musicaux” décerné par le Conseil International de la Musique (CIM) qui siège à l’UNESCO à Paris. Le CIM fut créé en 1949 à la demande du Directeur Général de l’UNESCO pour le seconder pour les affaires relatives à la musique.
Pour entreprendre et maintenir au cours du temps les actions collectives nécessaires pour défendre leurs droits, leur autonomie et leur qualité de vie, les communautés ont besoins de renforcer chez leurs ressortissants, un sentiment ‘appartenance communautaire enraciné dans leur patrimoine et dans une identité culturelle constamment réélaborée pour affronter les adversités et les défis de la postmodernité et de la globalisation.
Dans cette perspective, le CApEC conduit un programme d’action socioculturelle et éducative:

  • Privilégiant des actions culturelles accordant toute leur importance aux langages artistiques intégrés, particulièrement la musique, comme moyen de stimulation de la créativité, la communication, de la cohésion sociale et de l’identité culturelle.
  • Renforçant en ses jeunes bénéficiaires l’autoestime individuelle et communautaire, le sens des responsabilités, la solidarité, et autres « facteurs de résilience”
  • Fournissant les outils techniques nécessaires pour connaitre, valoriser, renforcer et défendre leur patrimoine intangible.

Histoire

Entre 1988 et 2001 ont fonctionné des ateliers musicaux de pratique individuelle et groupale de chant et d’instruments traditionnels, dont bénéficiaient annuellement cent cinquante enfants.
En 1990, avec des familles parmi les plus démunies d’enfants participant aux ateliers musicaux, se crée une boulangerie familiale et communautaire : huit familles participent, mères, frères enfants. L’expérience dure trois ans, jusqu’à 1993. Parallèlement se crée avec huit femmes un atelier de déshydratation solaire de légumes et un autre de tissage artisanal.
Depuis 1992, se maintient un ensemble choral et instrumental juvénile, la «Embajada Musical Andina » (EMA) qui bénéficia pendant se premières sept années, de l’appui de l’UNESCO. Ce groupe musical relève d’une aspiration largement partagée régionalement d’intégration et fraternité entre pays voisins, du fait que ses membres sont des jeunes d’Argentine, de Bolivie et du Chili. Le répertoire est fait de musique populaire et de la musique baroque latino-américaines.
Entre 2002 y 2005, s’est tenue une formation pilote de trente cinq jeunes “Promoteurs Socio-Culturels- spécialité musique, provenant tous de zones rurales et suburbaines des alentours de la Capitale provinciale San Salvador de Jujuy, les préparant par l’étude des sciences sociales et musicales, à intervenir dans des projets de développement communautaires dans leurs communautés depuis une insertion culturelle au moyen d’activités musicales.
Entre 2006 et 2009 le CApEC a participé au programme “Café Cultura Nación” du Haut Secrétariat Argentin à la Culture, au cours duquel le CApEC a reçu dans son siège pour des conférences-débats plus de quatre-vingt personnalités du monde de la culture nationale. Un sous-programme de même inspiration, “chocolate cultura”, a présenté des œuvres pour enfants, de théâtre, de cirque et de marionnettes enracinées dans le patrimoine national.
En 2007, l’équipe de CApEC a réalisé une importante recherche de “Sauvegarde et de diffusion du patrimoine populaire intangible”, relevant la vie de hameaux de haute montagne, dans le cadre du programme “La voz de los sin Voz», La Voix des Sans-Voix, conjointement de l’UNESCO et du Ministère argentin des Affaires Étrangères. Ce travail culmina par l’édition d’un coffret comprenant un livre, un disque CD de musique ethnique, et un film documentaire de long métrage : « Davueltando »
Entre 2001 et 2009 se sont réalisés dans plusieurs localités de la « Quebrada », (Tilcara, Maimará, Uquía), le “Programa de Expresión Artística para la Infancia», pour enfants de trois à douze ans: musique, arts plastiques, théâtre, marionnettes, expression orale et écrite, jeux, lecture. En 2010, ces ateliers se sont transportés à quatre écoles rurales dans le cadre d’un programme de la Fondation argentine Arcor.
En 2009 et 2010, dans le Programme d’ “Expresión Artística para la Infancia” ont été réalisés des ateliers de formation de 249 animatrices communautaires dans neuf localités de la Province de Jujuy dans le cadre d’un Programme du Ministère argentin du Développement Social.
Depuis 2009, fonctionne une école de musique. Enfants et adolescents de 4 à 18 ans participent gratuitement. La pratique d’instruments est accompagnée de manière transversale et obligatoire par la pratique du chant, de la percussion, de la musique d’ensemble, de la lecture et de l’écriture musicales. Un chœur d’enfants et un orchestre de cordes accompagnent la croissance musical des élèves.
Depuis 2010 dans le Programme “Comunidades Educativas” de la Fondaton Arcor, le CApEC participe au projet “Escuelas enredadas por el arte”, Écoles mises en réseau par l’art” , réalisant des activités artistiques (musique, arts plastique, théâtre) dans des école rurales dont les programmes ne disposent pas d’enseignement de matières artistiques. En fin d’année, les productions artistiques mises au point dans chaque école sont présentées aux autres.
Le CApEC organise tous les ans des cours et des séminaires de formation d’éducateurs et d’agents sociaux, dans des disciplines concernant la didactique de la musique, la créativité, la formation d’ensembles instrumentaux et choraux, la gestion culturelle, la musicotérapie, les jeux théâtraux, marionnettes, etc…
Dans le programme “Cine de los sábados”, Cinéma des samedis, ont été projetés une soixantaine de films pour adultes et pour enfants, pour la plupart primées et hors des circuits commerciaux.


Reconnaissance

Au courant des vingt dernières année, le CApEC a reçu les reconnaissances publiques suivants:

  • 1997: distinction “Une attitude devant la vie”, de la fondation argentine “Alicia Moreau de Justo”, faisant allusion au travail de fraterisation entre des jeunes provenant de pays voisin, Argentine, Bolivie et Chili, au moyen du programme “Embajada Musical Andina”
  • 2001: Prix du “premier concours national d’idées novatrices pour la captation de ressources”, de la fondation Ashoka, pour le projet “Restaurant poour l’intégration”
  • 2001: La Directrice et fondatrice du CApEC est sélectionnée par le journal “La Nación” comme faisant partie des cent personnalités argentines constituant “la réserve morale du pays”
  • 2003: : La Directrice et Fondatrice du CApEC recoit le titre de “Femme de l’année” par la fondation Avon.
  • 2003: la Chambre Nationale Argentine des Députés déclare le programme “Embajada Musical Andina” “d’intérêt culturel et éducatif”.
  • 2007: Le Sénat argentin déclare le programme “Embajada Musical Andina” “d’intérêt culturel et éducatif” le reconnaissant comme “un projet qui incarne la société pacifique et tolérante que l’UNESCO promeut pour le nouveau siècle”
  • 2009: Prix international “Récompense pour les droits musicaux” décerné par le “Conseil International de la Musique” (CIM-UNESCO), attribué à des programmes et des projets qui stimulent la pratique, les connaissances et les droits des musiciens.

Financements

Le CApEC et ses programmes sont financés actuellement pour une part (40% en 2015) par le produit de ses services rémunérés d’hébergement, de restauration, et de réception de groupes, pour autre parr par des dons, des subventions publiques et privées.
Pendant les trente dernières années, les tâches pédagogiques et culturelles entreprises par l’équipe du CApEC ont recu les appuis des institutions suivantes

  • UNESCO
  • ONG EIRENE (Alemagne et France)
  • Association Hornero (France)
  • Organización de los Estados Iberoamericanos (OEI)
  • Ministère argentin du Développement Social et de l’Environnement
  • Ministère argentin de l’Éducation
  • Haut Secrétariat argentin à la Culture
  • Fondo National de las Artes (Argentine)
  • Fundación “Banco Nación Argentina”
  • Fundación Renault (Argentina)
  • Fundación Antorchas (Argentina)
  • Fundación Arcor (Argentina)
  • Fundación Equidad (Argentina)
  • Empresa Jujeña de Electricidad (Argentina)
  • Fundación ASHOKA-Premio “Ideas Innovadoras” (Argentina)
  • Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération (France)
  • Ministère de lla Culture (France)
  • Fondation “Air France” (France)
  • Fondation “Un Monde Par Tous” (France)
  • Fondation AVINA (Suisse)
  • Fundación EMMAÜS (Suisse)
  • Fondation Abbé Pierre (France)
  • Fondation “Dulcimer pour la musique”(Suisse)
  • Dons privés personnels

Présentement, le contexte national et international rend extrêmement difficile l’obtentions de financements par des organisms d’État et privés. On recherche une alternative au moyen de la constitution de réseaux d’appuis régulier de la part de personnes, d’entreprises et autres institutions. On peut se reporter à ce propos à l’onglet “COMMENT NOUS AIDER”


Reconnaissance

  • Pedro Ignacio Calderón Directeur Emérite de l’Orchestre Symphonique National Argentin

Je tiens à témoigner emphatiquement de l’importance et de la trascendance que revêt en Argentine le labeur menée à bien par le Centro Andino para la Educación y la Cultura (CApEC) que depuis des années dirige Susana Moreau, qui mérite pour cela l’appui institutionnel et économique qui puisse lui être apporté.

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MAITRE PEDRO IGNACIO CALDERÓN ET SON ÉPOUSE HAYDÉE SEIBERT EX PREMIER VIOLON DE LA PHILARMONIQUE NATIONAL ARGENTINE, POSANT AVEC LES ENFANTS DE L´ORCHESTRE JUVÉNILE DE L´ECOLE DE MUSIQUE
  • Joëlle Caullier, Profeseur de musicologie à l’Université de Lille

Voilà une dizaine d’années que je rencontre régulièrement Susana Moreau à des colloques que nous organisons à l’université de Lille. Depuis dix ans, je suis impressionnée par la qualité du travail qui est accompli dans cette haute vallée des Andes par la famille Moreau tout entière, à tel point que j’ai réinvité Susana à participer en 2013 à un symposium international consacré au développement humain par les arts et à la collaboration, à cette fin, des associations et des universités. Je viens en outre de publier (mise en ligne en décembre 2015,) dans un numéro consacré à l’édification du Commun de la revue Filigrane (Musique, Esthétique, Sciences, Société), un article capital de Susana, qui fait le bilan de trente années d’action sociale et artistique à travers le CApEC de Tilcara. L’estime de toute notre équipe universitaire et de ses partenaires associatifs, français et internationaux, lui est acquise, avec chaleur et enthousiasme.

 

  • Témoignage de Marie-Pierre LassusMaître de Conférences HDR à l’Université Sciences Sociales et Humaine Charles de Gaulle Lille 3, Directrice du parcours ARS International (Art et Responsabilité Sociale) MITRA (Erasmus Mundus)
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Élève de L´Ecole de Musique              (membres de  l´orchestre)

C’est en 2004 que je suis venue pour la première fois à Tilcara, pour remettre les diplômes des premiers promoteurs socio-musicaux du CAPEC. Ce séjour, parmi des habitants reliés par les pratiques artistiques, fut décisif dans l’orientation que j’ai prise à l’Université de Lille 3 pour créer une formation inspirée par ce lieu où l’art n’est pas séparé de la vie. Le travail collectif et individuel réalisé à travers la musique (d’ensemble : chœurs et orchestre) est exemplaire, exprimant la relation au lieu et au milieu, et servant de fondement à l’apprentissage du vivre ensemble. Le travail effectué par Susana et Roger Moreau depuis trente ans au CAPEC est un exemple « d’éducation à la liberté » (Paul Freire) qui doit servir aujourd’hui de modèle pour penser l’avenir d’une humanité aujourd’hui menacée par d’autres modèles idéologiques qui sont en train de détruire la communauté des hommes et leur relation à leur environnement. » Marie-

 

  • Marcelle Bruce, doctorante de l’Université Charles De Gaulle de Lille (Francia)

tes4Je me trouve actuellement (Novembre 2015) dans un village au Nord de l’Argentine nommé Tilcara, où je fais une partie de ma recherche de terrain doctorale. Je suis venue ici car j’ai appris l’existence d’un projet de transformation sociale à travers l’art développé dans cet endroit: le « Centre Andin pour l’Education et la Culture » (CApEC).

En arrivant, j’ai trouvé un lieu exceptionnel; un lieu ouvert aux diverses activités en relation avec les arts et la culture, dans le cadre d’une architecture en harmonie avec son milieu, comprenant des salles de cours, une salle de spectacle et de travail pour des groupes importants, un restaurant, des chambres d’hébergement, le tout autour d’un bel espace de nature.

Actuellement, les activités du CApEC reposent dans une grande mesure sur l’École de Musique, gratuite, qui reçoit une centaine d’enfants et adolescents de Tilcara et de villages proches, encadrés par une équipe de dix enseignants spécialisés pratiquant une pédagogie reconnue comme novatrice par tous les observateur musiciens. Cette école est un espace d’amour et de liberté. C’est le seule espace que j’aie vu, dans lequel on trouve une véritable mixité sociale et ethnique; un endroit où les enfants entre 4 et 18 ans sont libres de proposer, expérimenter, développer leur créativité et, en même temps, apprennent formellement la musique à travers des cours de lecture et d’écriture musicale, de langage musical, rythmes (percussions), harmonie, pratique instrumentale, chant, musique d’ensemble, et se développent en tant qu’êtres humains sensibles.

Les étudiants forment un chœur et un orchestre d’une très grande qualité musicale. L’orchestre motive les participants à améliorer leur pratique instrumentale pour être admis à en faire partie, et en même temps, les légitime face à leur communauté. Dans mes premiers jours ici, j’ai eu la chance d’assister à une présentation publique du chœur et de l’orchestre dans la salle municipale. La catharsis dans la salle était émouvante. Les proches des enfants qui jouaient sur la scène se disaient les uns aux autres : « celle du violon c’est ma fille », « celui de la flûte c’est mon grand-fils »…

Le répertoire de l’orchestre inclut des œuvres classiques du baroque américain, notamment de la région, des chansons populaires régionales, nationales et latino-américaines, et des œuvres classiques européennes. Au chœur on interprète en outre des chants des peuples du monde entier, suscitant chez les enfants et les adolescents une curiosité culturelle et une ouverture au monde, tout en portant un intérêt particulier à la valorisation de la musique régionale, aussi bien classique que contemporaine.

Malgré l’impact du CApEC dans la communauté, plusieurs prix et reconnaissances internationaux et plus de 20 ans de travail, ce merveilleux projet reste fragile financièrement et dépend de subventions et de financements ponctuels de l’État Argentin ou de fondations privées nationales et internationales.

Je souhaite que le CApEC reçoive les appuis nécessaires à la poursuite de son action.

 

  • Pierre Vuarin, Directeur de “l’Université Internationale Terre Citoyenne” (UiTC)

Ce lieu (le CApEC) est une forme de “laboratoire social” indispensable pour un processus de transition qui nécessite des transformations sociales profondes au niveau individuel et collectif. Je suis particulièrement sensible à ces lieux dans le monde que j’ai eu l’occasion de connaître toutes ces dernières années

Le travail réalisé à Tilcara à partir du sensible, de l’expression du corps et de l’esprit, de la création, de la libération des possibles, est un chemin important, essentiel. Le CApEC constitue une base d’appui pour ces transformations “en douceur” à dimensions multiples de nature variée.

J’ai rendu visite à Susana et Roger plusieurs fois et je peux témoigner de la pertinence et de la fécondité de leur engagement.

Le monde a besoin du CApEC comme un des lieux de “laboratoire social” du monde… Il y a des lieux qui permettent une forme d’irradiation, de levier, le CApEC est de ceux là. Je ne peux pas concevoir que trente ans d’engagement corps et âme pour une cause des plus pertinentes à mon sens soit réduits à néant par un problème financier conjoncturel et circonstanciel.

 

  • Laurent Desmard, Secrétaire de l’Abbé Pierre (Francia)

Le CAPEC lieu magnifique, ou la musique est enseignée par d’excellents professeurs, à des élèves passionnés.

Tout serait idéal si le terrible manque de moyens ne venait pas tout perturber.

Dans cette région de JUJUY, qui semble totalement abandonnée des préoccupations des cols blancs de Buenos-Aires, le CAPEC résiste tant bien que mal. La culture est toujours le parent pauvre des budgets nationaux, régionaux.

Alors courageusement ces gens de Tilcara, se battent pour donner l’essentiel à leurs enfants. La lutte est double. D’un coté le but de l’institution, transmettre les bases d’une éducation musicale et de l’autre l’incessante recherche de fonds qui prend malheureusement plus de temps et d’énergie que l’éducation.

Je suis fier d’avoir soutenu ces hommes et ces femmes dans leur souhait d’enseigner. Je suis fier de les avoir comme amis et j’invite toutes les bonnes volontés à leur apporter l’aide dont ils ont tant besoin.

Et si par bonheur la chance venait pour quelques-uns, de pouvoir entreprendre un voyage en Argentine, qu’ils aillent à Tilcara. Le CAPEC les y accueillera dans de belles chambres d’hôtes. Ils pourront alors aider en faisant du tourisme solidaire. “ Laurent Desmard (Secrétaire de l’Abbé Pierre)

 

  • Ricardo Rodríguez Musicotérapeute et Prof. Supérieur de Musique (Buenos Aires)

J’ai eu le privilège d’organiser à deux reprises au CApEC, des journées de Musicothérapie ouvertes à la communauté locale, au cours desquelles j’ai eu l’occasion de traiter de la relation de la musique avec la santé, de présenter mon travail depuis la musicothérapie clinique ou préventive en intervention précoce envers des enfants souffrant d’infirmités limitantes, et en accompagnement de personnes de capacités spéciales souffrant de diverses pathologies.

Lors de ces expériences, j’ai pu vérifier la qualité de l’engagement du CApEC dans l’enseignement et le développement de la musicalité des enfants et des adolescents qui participent à son expérience, et, d’une manière générale, dans un concept de santé intégrale de la personne. Dès le premier jour où l’on pénètre dans ce lieu, est perceptible une sensation de liberté et d’expansion qu’il est rare de rencontrer dans un espace d’enseignement, et pourtant si nécessaire à l’expansion de la créativité; aux processus de symbolisation indispensables non seulement pour former un musicien, mais aussi pour développer une personne en stimulant la capacité de résilience; au développement personnel et à la singularité; lau sens de participation, de relation sociales et de rencontre profonde avec les personnes et avec les racines de la Terre. Tout cela sans aucune sorte d’imposition et d’autoritarisme et au moyen d’une communication fluide , profonde et intense avec l’art.

Je félicite tous les gens du CApEC pour leur impulsion de ces valeurs dans un monde où elles se trouvent reléguées et bien souvent oubliées.

 

  • Carolina Gordillo, ex membre de la Embajada Musical Andina y maintenant mère d’élèves de l’école de musique

Décembre est arrivé et avec lui le concert de fin d’année de l’école de musique. Comme chaque année on en sort l’âme comblée.

J’avais douze ans quend j’ai pris contact avec la musique avec le choeur d’enfant que dirigeait Susana. Elle nous enseignait non seulement à chanter mais surtout à aimer la musique. Nous sommes par la suite devenus des adultes, et le choeur s’est transformé en EMA (Embajada Musical Andina), un groupe choral et instrumental constitué par des adolescents de Bolivie, du Chili et d’Argentine. Nous avons connu des expériences incroyables. Et nous avons grandi musicalement, démontrant en diverses villes et pays que la musique ne connait ni frontières, ni différences raciales et religieuses.

Après plusieurs années dans la grande ville, je suis retournée à mon village avec ma famille, et constaté avec une grande joie la l’existence d’une école de musique, une grande opportunité pour que mes enfants pratiquent la musique à leur tour.

Je ne remercierai jamais assez Susana et tous ceux qui luttent pour que ce projet continue. Encore sous l’emprise de l’émotion que m’a procurée le concert de fin d’année, je désire de tout coeur que nous puissions obtenir l’appui nécessaire pour que l’école continue pour encoré de nembreuses années.

Lettre des organisateurs du Congrès des Conservatoires d’Europe tenu à Valence (Espagne) an mois de Novembre 2011

Carta congreso